La Légende du Bretzel du Nouvel An :

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Gâteau salé lié au culte solaire chez les Celtes des Vosges, nos ancêtres y voyaient trois fois l'astre divin au travers de ses entrelacs. Devenu pâtisserie populaire et frère de sel de la bière, le bretzel a toutefois gardé son caractère sacré en devenant le cadeau rituel de la nuit de la Saint Sylvestre. En ce moment fort de la vie d'autrefois, tout jeune homme offre un "Neijohrsbretschdell" (bretzel du Nouvel An) à la jeune fille de ses rêves à qui il exprime ainsi toute l'intensité de ses sentiments amoureux.

Autres traditions, le premier de l'an voyait aussi parrains et marraines offrir à leurs filleuls en échangeant leurs vœux, un bretzel sucré fait de pâte briochée, tandis que tressé en paille, le bretzel devenait signe de honte suspendu sur la maison d'une jeune fille fautive ou d'une vieille fille stérile comme ladite paille. "Plus grand est le bretzel, plus grand est l'amour éprouvé !"

Voici mes brioches de formes diverses faites cet après midi

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Recette pour un/une bretzel géant/e :

500 g de farine T45

8 g de levure sèche de boulanger

100 g de sucre

9 g de sel

3 gros œufs (160 g )

130 g de lait

130 g de beurre

1 œuf battu pour dorer

Préparation :

Mélanger tous les ingrédients sauf le beurre à l'aide d'un robot ou d'une map .

Lorsque la pâte devient lisse, incorporer le beurre en petits dés.

Réserver la pâte dans un récipient recouvert d'un torchon.

Lorsque la pâte a doublé de volume, verser  la pâte sur un plan de travail fariné et façonner un long boudin puis déposer le sur une plaque et former le/la bretzel

Laisser la pâte doubler de volume.

Badigeonner d'œuf battu.

Cuisson dans four préchauffé à 180°C pendant environ 30 min.

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Et pour plus de d'histoire sur le Bretzel....

Il était une fois à Ingwiller, il y a bien longtemps, un boulanger qui se nommait « Dorebäck ». Il eut l'imprudence de critiquer une femme très puissante, la maîtresse du comte Jacques le Barbu. On l'enferma, le jugea, le condamna à être pendu au Bastberg. Mais, sur les instances de sa maîtresse, le comte finit par le grâcier sous condition. « Dorebäck » devait inventer et cuire un gâteau à travers lequel il serait possible de voir trois fois le soleil.

Or à cette époque vivait à Uttwiller un jeune homme nommé Jory et d'une force peu commune. Le comte le fit venir pour l'enrôler dans sa garde. Passant devant la prison, Jory entendit du fond de la geôle la plainte du pauvre boulanger. Alors, arrachant un barreau de fenêtre, il le tordit et lui donna la forme d'un bretzel avec ses trois trous.

C'est une idée de génie, pensa « Dorebäck ».  Et aussitôt il fabriqua le gâteau à travers lequel on pouvait voir trois fois le soleil. Ce fut le prix de sa liberté. Le dimanche suivant qui était celui du « Messti », il fabriqua un grand nombre de bretzels et en offrit à tous les enfants de la commune pour célébrer sa sortie du cachot noir et le retour de la lumière dans son cœur.

Maintenant, quand vous savourez un bretzel - un vrai, pas de ceux qui ressemblent à des macaronis -, ayez une pensée pour le bon Jory et une autre pour le boulanger à la langue trop bien pendue.

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Bonne dégustation, quant à moi je vais poser mes premières petites croix de l'année sur ma toile alsacienne...